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07.05.2008
Le langage des fleurs VII
CHEVREFEUILLE
(attachement éternel)

Le jour où le roi s'en alla,
Tristan est revenu au bois,
Sur le chemin où il savait
Que le cortège devait passer.
Il trancha un coudrier par le milieu
Et le tailla en carré.
Quand il eut paré le bâton,
De son couteau, il écrivit son nom [...]
De tous d'eux il en était
Comme du chèvrefeuille
Qui au coudrier se prenait:
Quand il s'est enlacé et pris,
Et tout autour du tronc s'est mis,
Ensemble ils peuvent bien durer,
Mais si l'on veut les séparer,
Le coudrier meurt rapidement
Et le chèvrefeuille également.
"Belle amie, ainsi en est de nous:
Ni vous sans moi, ni moi sans vous!"
Le Chèvrefeuille, Marie de France (1154-1189)

Sir John & Lady Strickland, Arthur devis
Les rameaux ligneux du Chèvrefeuille s'enroulent sur les supports les plus abrupts, et c'est peut-être cette agilité de chèvre qui lui a valu son nom-à moins qu'il n'évoque le goût de ces animaux à barbichette pour les feuilles du Lonicera. Quoi qu'il en soit, les poètes et les amoureux ont toujours été sensibles à son parfum suave. La légende veut qu'un Chèvrefeuille ait brusquement surgi du tombeau d'Héloïse et Abélard, symbole de l'union indissoluble des amants dans la vie éternelle.
Le Chèvrefeuille est très fréquent dans les haies de nos chemins, et l'on dit qu'il assure la protection de la maison près de laquelle il s'épanouit et exhale ses capiteux effluves.
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