20.07.2007

Comment je suis tombée amoureuse d'un sac II

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Deux jours après avoir obtenu son diplôme d'Architecte, la Reine Mère prend Lili sous le bras et décide de l'amener avec elle au Bon Marché pour lui offrir un beau cadeau couronnant ses 7 années d'étude et d'efforts.

Lili décide qu'elle veut une jolie paire de ballerines noires de chez Marc Jacobs.

La vendeuse est bien désolée mais il n'y a plus que du 40.

"Zut!" pense Lili en son fort intérieur. "Je fais du 38".

Pas de chance.

Allons voir ailleurs.

Mais la vendeuse que Lili interroge est bien méchante! A la question: "Avez-vous des ballerines noires simples à bout rond" elle répond "Chais pas, faut chercher madame, je connais pas toutes les chaussures du rayon, moi!".

C'en est trop, Lili prend la Reine Mère par la main, ce n'est  pas ici qu'elle veut acheter ses chaussures, au milieu de vendeuses mal aimables.

Au rez-de-chaussée, le rayon des sacs.

Puisque Lili n'a pas trouvé son bonheur dans les chaussures, peut-être trouvera-t'elle le sac de ses rêves?

Oui.

Il est là.

En cuir gold (le même modèle que sur la photo mais plus clair).

La Reine Mère opine du chef: "Il est fait pour toi", dit-elle.

C'est décidé, Lili choisit celui-ci. Elle est heureuse, il est si beau!

En plus la vendeuse est charmante, une vraie crème!

Maintenant, Lili est fière avec son beau sac sous le bras.

Son sac de chez Marc Jacobs.

19.07.2007

Comment je me suis prise pour Nicole Richie

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Lili aime bien sortir avec la Reine Mère.

Elles connaissent tout plein de magasins plus ou moins interressants où elles ont leurs habitudes.

Parmis ceux-ci, une solderie. Lili n'aime pas trop y aller mais c'est là qu'elle trouve ses collants DIM et Chesterfield à un prix plus que dérisoire.

En farfouillant un peu (oui, c'est un magasin où il faut un peu farfouiller pour trouver des trésors), elle tombe sur un lot de foulards.

"Chic!" se dit Lili, justement elle avait vu Nicole Richie en porter dans ses cheveux et trouvait cela rigolo.

Lequel prendre?

Rien de très folichon, malheureusement!

Mais, attendez-voir...en voilà un bien joli, fond blanc, teintes bleu doux, noir et rose pâle. Et 100% coton.

En le roulotant un peu, il fait bien dans les cheveux cuivrés de Lili.

C'est décidé, elle le prend!

Oh! Mais c'est un Pucci! Ca alors!

Comment? Combien?

5 euros? Elle paye et s'en va.

18.07.2007

Comment j'ai accédé à la classe

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Il y a maintenant un an, la Reine Mère décide d'emmener Lili à une brocante en plein air loin, bien loin de chez elles.

Lili la suit car avec un peu de chance elle se dit qu'elle pourra peut-être trouver de jolis bijoux anciens qu'elle affectionne tout particulièrement: broches, colliers et bracelets.

Après avoir fait le tour de cette (très) grande brocante, Lili avise un joli sac posé négligement sur le sol.

Lili aime bien les vieux sacs en cuir.

Ils ont une histoire et puis ce petit côté rétro est bien plaisant.

Comme la Reine Mère se penche pour l'inspecter (oui, comme elle paye, elle regarde bien partout que Lili ne se fasse pas avoir!) et le referme vivement pour demander tout aussi vivement le prix.

Le brocanteur, un professionnel, se gratte la tête. Les sacs, c'est sa femme qui s'en charge.

Mais sa femme est allée acheter des frites, voyez-vous, et comme il y a du monde, il ne sait pas quand elle reviendra.

La Reine Mère insiste, disant que nous devons partir rapidement.

Il le lui le cède pour 5 euros.

La Reine Mère paye, attend que d'être suffisament loin du stand pour dévoiler à Lili la raison de sa vivacité.

Ce sac est un original des années 50, numéroté, breveté.

Réalisé pour une commande particulière (en attestent les initiales de la propriétaire sur le devant), c'est un modèle unique.

Avec clefs et cadenas gravés et numérotés également.

C'est un Gucci.

17.07.2007

Comment mes yeux m'ont remerciée

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Un jour, il y atout juste deux mois de cela, Petite Soeur parle à Lili et la Reine Mère d'une grande braderie réalisée au profit d'Emmaüs près de chez elles dans un grand champ.

Ni une ni deux, elles tombent toutes d'accord: il faut y aller. C'est pour une bonne cause, après tout!

Il pleut et dans le champ, c'est un peu Woodstock: beacoup de boue.

Heureusement, Lili avait bien prévu son coup: elle portait des bottes en cahoutchouc violettes et fleuries pour pouvoir patauger en toute tranquillité.

Tout est très bien organisé, des stands géants sont placés en fonction de la teneur de ce qu'il contiennent: vêtements, livres, bibelots...

Petite Soeur farfouille, farfouille, la Reine Mère chine et Lili furète par-ci par-là.

Au bout de 3 heures sur place, Lili est bien fatiguée.

Cela tombe bien, la Reine Mère décide qu'il est grand temps de rentrer.

Jetant un dernier coup d'oeil dans une boîte remplie de bric-à-brac et de lunettes en plastocs de mauvaise qualité, Lili avise soudain un cadre de lunettes noires bien familier pour l'avoir vu sur le joli nez de Kiki Dunst dans tous les magazines.

Se disant que ce n'est qu'une copie, comme les dizaines qu'elle a vu toute la journée, elle veut les reposer. Puis la curiosité aidant, Lili décide quand même de jeter un petit coup d'oeil.

Et là, stupeur: d'authentiques Rayban Wayfarer noire des années 50 (le sigle Rayban n'est pas gravé sur la branche extérieure ni sur le verre droit, mais à l'intérieur des branches, tout comme le numéro de série, bien plus discret).

Lili les prend nonchalament et demande, l'air de rien, à la gentille vieille dame bénévole qui tient le stand, combien elle les lui fait.

Elle craint un peu la réponse.

Finalement, ce sera 0,50 euros. C'est tout. (Oui, oui, 50 centimes).

Qu'a fait Lili?

A votre avis?

16.07.2007

Comment je suis tombée amoureuse d'un sac

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Il y a maintenant presque 6 ans, par une belle journée de décembre, Lili se promenait avec la Reine Mère dans le quartier de Montmartre. Elle sortait d'un déjeuner royal offert par leurs Altesses Sérénissimes les parents de son Papa Roi.

Afin de digérer ce somptueux repas, la Reine Mère décida d'emmener Lili à la découverte d'un magasin secret dont elle seule avait l'adresse. Une toute toute petite maroquinnerie. Si petite qu'un nombre incalculable de sacs étaient entassés les uns sur les autres afin de laisser à Lili juste de quoi se tourner sur elle-même.

Lili était aux anges. Emerveillée.

Les piles de sacs montaient jusqu'au plafond et formaient autant de petites tours de pises prêtes à s'effondrer au moindre geste malheureux.

Lili ne se doutait pas encore de la véritable teneur de ce magasin.

Elle ne savait pas...

Soudain, une petite tache bordeaux lui attira l'oeil. Un joli sac bowling en toile, bonne contenance. Lili aime. Elle décide de montrer sa trouvaille à la Reine Mère qui lui objecte qu'il faisait trop "dame" pour Lili.

Tant pis. Lili le repose. Ce n'était qu'un Balenciaga à 80 euros après tout!

Puis, une lueur dans le regard de la Reine Mère. Elle regarde du même côté qu'elle.

Il est là.

La bonne taille, la bonne couleur, la bonne matière: toile et cuir bleu. Jeune, frais, indémodable! l'équivalent de 80 euros (500 francs de l'époque).

Lili ne travaille pas. Elle ne possède pas autant d'argent!

Elle le repose, bien malheureuse.

Elle n'a pas vu la Reine Mère resortir après qu'elles aient rejoint leurs Altesses Sérénissimes chez elles, dans leur appartement au pied du Sacré Coeur.

Elle a seulement vu un paquet plus gros que les autres le matin de Noël, sous le sapin.

Elle a su.

C'était bien son sac Céline.

15.07.2007

Un jour, une histoire

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Je crois l'avoir assez dit, mais au cas où quelqu'un n'aurait pas bien compris: lundi matin je m'envole pour la Finlande.

Etant un peu embêtée de laisser ce blog à l'abandon alors qu'il vient tout juste de prendre son envol, j'ai décidé de programmer des notes à l'avance pour une semaine (miracle et magie de la technologie moderne).

Pour le thème, c'est simple.

Il n'y en a pas vraiment.

Vous connaissez certainement les téléfilms de la sixième chaîne tous les après-midi ("un jour, une histoire") dont je ne dirais rien car ce n'est absolument pas le propos. J'ai décidé d'en faire mon fil conducteur durant cette semaine d'absence, racontant une petite histoire au moins tous les deux jours (voire même tous les jours, si je trouve l'inspiration).

Ces histoires présenteront certaines trouvailles que j'ai faites (sacs et autres accessoires).

Trouvailles qui me font penser que le Dieu Mode (s'il existe) est parfois à mes côtés.

N'hésitez pas à me laisser des commentaires, j'y répondrait sans faute dès mon retour.

En attendant aujourd'hui je vais faire ma valise...j'en tremble d'avance.